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Finir et faire durer
Ici, on parle de tout ce qui se joue après le sciage : le chant qui protège la tranche, le ponçage qui efface les traces de crayon, la finition qui ne marque pas, et la fixation adaptée à la cloison derrière laquelle on visse.
Le chant, premier gardien du panneau
Un panneau mélaminé sans chant sur sa tranche, c'est une éponge qui attend l'humidité du sol ou d'un verre renversé. Le chant se pose à la fer à repasser ou au fer à chant, se recoupe au cutter une fois refroidi, puis s'affleure à la cale à poncer. La difficulté n'est pas de le coller, c'est de ne pas le faire gonfler en vissant trop près du bord : une vis plantée à moins de 2 centimètres d'une extrémité de chant peut le faire cloquer de l'intérieur.
Poncer sans laisser de creux
Le ponçage se fait toujours dans le sens du fil du bois, jamais en rond à la main sauf sur une petite retouche de mastic. On commence en grain moyen pour effacer les traces de scie et les petits éclats sur la face de sortie de lame, puis on affine progressivement. Le piège classique : appuyer plus fort sur les bords qu'au centre, ce qui creuse légèrement le panneau et se voit dès que la lumière rase la surface une fois la finition passée.
Une finition sans trace
Une huile dure du commerce s'applique en couche fine, on laisse pénétrer puis on essuie l'excédent avant qu'il ne fasse de film brillant en surface. C'est cet excédent mal essuyé qui laisse les traces de chiffon ou de pinceau qu'on regrette ensuite. Entre deux couches, un léger ponçage au grain fin casse le grain du bois qui s'est relevé avec l'humidité du produit.
Fixer selon la cloison
Avant de percer, on identifie ce qu'il y a derrière la cloison, car une cheville pour plaque de plâtre creuse n'a rien à faire dans du béton, et inversement une fixation prévue pour du plein ne tiendra pas dans une cloison alvéolaire. Quelques repères utiles :
- Toquer le mur pour repérer un son creux ou plein avant de choisir la cheville
- Chercher les montants métalliques ou bois à l'endroit prévu pour la fixation principale
- Répartir les points d'ancrage plutôt que de tout faire reposer sur un seul trou
Rattraper ce qu'on a raté
Un trou de vis trop élargi se rebouche avec un petit morceau de bâtonnet enduit de colle, recoupé une fois sec, avant de repercer au bon diamètre. Un éclat sur une face se masque avec un mastic teinté, appliqué en léger surplus puis poncé à fleur une fois durci.
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