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Des plans cotés, avec la liste de débit et le prix du tasChaque plan donne ses cotes, son débit pièce par pièce, son plan de découpe dans les panneaux du commerce et son budget

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Les calculs qui décident du meuble

Vingt pages de calcul fixent ce qu'un plan a le droit d'annoncer : portée d'une tablette, hauteur d'usage, chute du calepinage, écart de prix avec le magasin. Ce sont ces règles qui commandent les soixante plans du site.

La portée d'une tablette, avant la couleur du panneau

Une tablette qui plie au milieu ne se rattrape pas avec une bonne finition. Avant de choisir entre mélaminé blanc, contreplaqué peuplier ou hêtre massif, il faut savoir combien de millimètres un panneau peut tenir entre deux appuis sans fléchir sous des livres ou des assiettes. C'est le rôle des pages de calcul de fixer cette limite pour chacun des dix panneaux chiffrés, et c'est elle qui décide de la largeur maximale d'une étagère murale ou d'un caisson à tiroirs avant qu'il ne faille ajouter une traverse ou un tasseau de 27 x 45 mm sous la planche.

Des hauteurs qui évitent de tout redémonter

Un bureau trop haut fatigue les épaules, un plan de travail trop bas casse le dos en cinq minutes de découpe. Les pages de hauteurs d'usage donnent les repères qui reviennent d'un meuble à l'autre : assise d'un banc, plan d'un établi, tablette d'une tête de lit. Ce sont ces chiffres, et non l'inspiration du moment, qui fixent les cotes des soixante plans, dans les cinq largeurs proposées pour chacun des douze meubles.

Le calepinage, ou comment ne pas payer la chute

Un panneau de commerce a une dimension fixe, et la découpe qui ignore cette dimension laisse des chutes inutilisables sur le sol de l'atelier. Le calepinage range chaque pièce du plan de découpe dans la largeur réelle du panneau, dans l'ordre qui limite les traits de scie et les chants à plaquer. Les pages consacrées à ce calcul montrent, entre autres :

  • où placer les découpes larges pour ne pas se retrouver avec une chute trop étroite pour un fond de tiroir ;
  • pourquoi un panneau posé à plat sur deux tréteaux se fend en deux si l'appui du milieu manque au moment de scier ;
  • comment lire un plan de découpe pour éviter l'éclat sur la face du dessous quand la lame ressort du panneau.

Ce même calcul dit aussi ce que la chute peut encore servir : une chute d'OSB 18 mm ou de contreplaqué bouleau finit souvent en fond de tiroir ou en cale, plutôt qu'au rebut.

Le prix comparé au magasin, panneau par panneau

Un budget de meuble ne se limite pas au panneau : il compte la quincaillerie, les tourillons hêtre 8 mm, la finition. Les pages de prix comparent, poste par poste, ce que coûte chaque plan une fois débité soi-même face à l'équivalent tout fait en magasin, pour que le choix entre un mélaminé blanc et un chêne massif se fasse sur un chiffre et pas sur une impression.

L'outillage minimal, sans y ajouter ce qui n'est pas nécessaire

Une scie plongeante sur rail donne un trait net, mais une scie circulaire guidée par un rail de fortune suffit sur la plupart des plans. Les pages d'outillage listent ce qui est vraiment nécessaire selon le meuble et le panneau choisi, y compris le détail qui change tout : une vis plantée trop près du bord d'un chant mélaminé le fait gonfler, et un tiroir monté sans jeu se met à frotter dès les premières semaines d'usage.

Les calculs qui décident du meuble

Les cotes d'usage, hauteur par hauteur